POLITIQUES ET DÉVELOPPEMENT
Thème : « Partenariat publique et privé dans la lutte contre les ravageurs des cultures et les insectes vecteurs de maladie».
Date : Jeudi 7 Mai 2026.
Heure : 08h30 – 10h00.
Lieu : Salle Plénière, INPHB Yamoussoukro.
Équipe Intervenante
| Nom du Panéliste | Origine |
| Prof. TOFEL HAMAN KATAMSSADAN | Cameroun |
| M. COFFI HUBERT | Côte d’Ivoire |
| AKPESSE A. A. MOISE | Côte d’Ivoire |
| Timing | |
| Temps des panelistes | 15 min/ paneliste 45 min/1h30 min |
| Temps de modération | Modérateur 10 min |
| Temps d’échange | discussion 35 min |
| Conclusion + libération de la salle | Conclusion 5 min. |
Modérateur : KONE N’GOLO ABDOULAYE (WASCAL). (ngolo197804@yahoo.fr)
Rapporteur : ASSOUHO KONAN FABRICE
ABY N’GORAN (CNRA).
Politiques publiques et sociales pour une gestion durable des Insectes
Les politiques publiques et sociales pour une gestion durable des insectes visent à concilier protection de la biodiversité, sécurité alimentaire, santé publique et développement socio‑économique, tout en limitant les effets négatifs des pesticides et des transformateurs de paysages. En Afrique de l’Ouest et en Côte d’Ivoire, elles s’articulent autour de la lutte intégrée contre les ravageurs, de la gestion rationnelle des pesticides et de l’intégration des insectes bénéfiques (pollinisateurs, insectes comestibles, ennemis naturels).
Objectifs des politiques publiques
- Prévenir le déclin des insectes utiles (pollinisateurs, prédateurs, décomposeurs) tout en contrôlant les ravageurs agricoles et vecteurs de maladies.
- Réduire la dépendance aux pesticides chimiques dangereux et promouvoir les méthodes agroécologiques.
- Intégrer la gestion des insectes dans les stratégies nationales de biodiversité, de santé environnementale et de sécurité alimentaire.
Instruments politiques et institutionnels
- Plans nationaux et stratégies sectorielles (plans en faveur des pollinisateurs, plans de gestion des pestes et pesticides, stratégies REDD+ intégrant la gestion écologiquement rationnelle des ravageurs).
- Cadres réglementaires sur l’importation, l’usage, l’emballage et l’élimination des pesticides, appuyés par des codes de conduite internationaux (FAO).
- Gouvernance multi‑niveaux avec comités nationaux, appui régional des directions environnement/agriculture et mobilisation des acteurs locaux (agriculteurs, communautés, ONG).
Dimension sociale et de développement
- Formation des producteurs à l’agroécologie et à la lutte intégrée (observation des adventices, seuils d’intervention, rotations, couverts végétaux).
- Valorisation des insectes comestibles et de services écosystémiques (pollinisation, biocontrôle) comme leviers d’emploi, de revenus et de sécurité alimentaire durable.
- Intégration des enjeux sociaux (santé des travailleurs agricoles, approche genre, résilience communautaire) dans les programmes de gestion des pestes et des ressources naturelles.
Axes pour une gouvernance plus durable
- Renforcer la recherche et la veille sur les insectes (biodiversité, résistance, effets des pesticides) et traduire ces données en recommandations opérationnelles.
- Faire des citoyens et des agriculteurs des co-constructeurs et co‑porteurs des politiques (campagnes d’éducation, agroécologie participative, signalement des nuisances).
- Harmoniser les politiques agricoles, environnementales et sanitaires afin que les mesures prises en faveur des insectes (par exemple baisse des pesticides,…..) soient cohérentes et soutenues financièrement.
