Thème : « Défis Innovants et Intégrés pour le contrôle vectoriel : Résistances, Climat, One Health et Équité ».
Date : Mercredi 6 Mai 2026.
Heure : 08h30 – 10h00.
Lieu : Salle Plénière, INPHB Yamoussoukro.
Équipe Intervenante
| Nom du Panéliste | Pays |
| Prof. FOKO DADJI G. AURELIE | Cameroun |
| Prof. KOUDOU G. BENJAMIN | Côte d’Ivoire |
| Dr RAPHAEL N’GUESSAN | Côte d’Ivoire |
| Prof. CHRISTIAN BORGEMEISTER | Allemagne |
| Dr KABA DRAMANE (MODERATEUR) | Côte d’Ivoire |
| Timing | |
| Temps des panelistes | 45 min/1h30 min |
| Temps de modération | 10 min |
| Temps d’échange | 35 min |
| Conclusion + libération de la salle | 5 min. |
Modérateur : KABA DRAMANE (INSP)
Rapporteur : KONE KLANA.
Défis Innovants et Intégrés pour le contrôle vectoriel : Résistances, Climat, One Health et Équité
La thématique « Défis innovants et intégrés pour le contrôle vectoriel : résistances, climat, One Health et équité » recouvre aujourd’hui l’idée qu’il faut repenser la lutte contre les vecteurs (moustiques, tiques, etc.) en combinant plusieurs dimensions cruciales : résistance aux insecticides, changement climatique, approche One Health (santé unique) et accès équitable à la protection sanitaire des populations ?.
Résistances des vecteurs aux insecticides
Les populations de vecteurs (par exemple les moustiques du paludisme ou des arbovirus) développent de plus en plus de résistances aux pyréthrinoïdes et autres insecticides classiques, ce qui fragilise les stratégies de pulvérisation et de moustiquaires imprégnées.
Pour y remédier, des solutions innovantes sont explorées : nouvelles molécules, associations d’insecticides, moustiquaires « double action », ou encore biotechnologies comme les moustiques génétiquement modifiés ou infectés par la bactérie Wolbachia qui limitent la transmission virale.
Impact du climat sur les vecteurs
Le réchauffement climatique et les changements d’hydromorphologie prolongent les saisons de reproduction des vecteurs et élargissent leurs zones de répartition, vers des régions auparavant peu touchées. Des projets de surveillance intégrée (météorologie + entomologie) et des modèles prédictifs sont ainsi développés pour anticiper les vagues de paludisme ou d’arbovirus liées aux variations climatiques.
Approche One Health (« Une seule santé »)
Le cadre One Health met en synergie la santé humaine, animale et environnementale pour prévenir et contrôler les maladies vectorielles et zoonotiques, en tenant compte des interactions écosystèmes–climat–sociétés.
Dans la pratique, cela implique des plans de surveillance conjoints, des laboratoires partagés, des actions de réduction des réservoirs animaux (par exemple certains oiseaux pour le paludisme ou des amplificateurs pour les arbovirus) et des politiques de gestion des espaces urbains et ruraux pour limiter les gîtes larvaires.
Enjeux d’équité et d’innovation intégrée
L’équité renvoie à l’accès égal aux moyens de contrôle (moustiquaires, diagnostics, traitements, information) et à la prise en compte des communautés vulnérables, souvent les plus exposées aux vecteurs et aux effets du climat. Les innovations les plus prometteuses doivent donc être « intégrées» : elles combinent outils techniques (biotechnologie, surveillance digitale, modèles climatiques), organisations (One Health, coopération transfrontalière) et principes d’équité (financement, participation communautaire, adaptation aux contextes locaux), afin de renforcer la résilience sanitaire face aux vecteurs et au changement climatique.
